dimanche 8 février 2009

La Toscane en quatre jours - 2ème jour : San Gimignano et Sienne

Après avoir déjà bien gambadé lors de notre première journée, nous voici repartis de plus belle avec un deuxième jour chargé : San Gimignano et Sienne, deux sommités de la Toscane. Sur le chemin, nous avons aperçu au loin Certaldo, forteresse médiévale qui semble valoir le détour (et qui nous avait d'ailleurs été recommandée par notre charmante hôtesse de l'agritourisme). Petit regret mais manque de temps aussi, donc à un moment donné, il faut bien faire un choix !


San Gimignano

Vous serez frappés par l'aspect "ville musée" que dégage San Gimignano : petites ruelles pavées d'une propreté impeccable, maisons de vieilles pierres d'un charme fou, le tout extrêmement bien conservé (et certainement très bien entretenu également).


L'attrait de cette ville n'est pas tant dans les monuments qu'elle contient mais plutôt dans ses vieilles pierres, omniprésentes. Et très sincèrement, se balader juste dans les rues sans pour une fois visiter une église, ou se préoccuper des horaires d'un musée (parce que vous êtes justement déjà dans un musée!), cela fait un bien fou ! Et si vraiment vous n'avez pas encore votre dose d'Eglise, je vous conseille la Collegiata (Piazza del Duomo) et Sant'Agostino (Piazza Sant'Agostino).




De plus, si vous aviez angoissé les jours précédents concernant les souvenirs à ramener à la famille (parce que vous n'avez bizarrement pas été emballés par les vierges phosphorescentes de Pise...j'vois pas pourquoi d'ailleurs...), ici, vous trouverez largement de quoi apaisez vos craintes et contentez toute la smala. San Gimignano regorge de boutiques de gastronomie (pâtes colorées de formes atypiques -moitié moins chères qu'en France-, huile d'olive, vinaigre balsamique, gâteaux, panforte, vins), puis nombre de boutiques d'artisanat local. Il faut savoir également que la Toscane est la capitale italienne du cuir donc si vous voulez investir dans une belle veste de cuir, ou dans un article de maroquinerie, c'est le moment ! Enfin, les articles sculptés en bois d'olivier ne sont pas en reste.


Maintenant parlons de choses sérieuses : le midi, pause déjeuner dans une Enoteca (bar à vins) qui est absolument à faire. Tenue par une famille haute en couleurs, très belle carte de produits frais, qui vous tendent les bras juste derrière le comptoir, tout est d'ailleurs fait devant vous donc on ne vous trompe pas sur la marchandise ! Grand choix de bruschette, mention spéciale à celle tomates-mozza avec tomates cœur de bœuf, basilic et mozzarella fondante et goutue à souhait, j'en salive encore !! Vous rajoutez une bonne rasade de Chianti par dessus pour faire couler (faut pas rigoler non plus, on a un métier nous !) et un petit espresso (What else ??), vous vous en sortirez pour 10€ environ par personne. Alors, elle est pas belle la vie ?!

Enoteca Da Gustavo Di Becucci Maristella
Via San Matteo 29
San Gimignano

Sur la route pour rejoindre ensuite Sienne, vous passerez devant Monterrigioni.

Monterrigioni

Si vous avez un peu de temps, cette ville fortifiée vaut le coup d'œil au moins à l'extérieur pour ces remparts relativement impressionnants, car très bien conservés. Une fois à l'intérieur, la bourgade ne manque pas de charme mais n'a rien d'exceptionnel non plus...




Sienne

Cette ville, enregistrée au Patrimoine de l'humanité de l'Unesco est bâtie sur sept collines, ce qui permet d'avoir en de nombreux points sur votre parcours une vue imprenable de la ville entière. Certains diront que toutes les rues mènent à Rome, mais dans le cas de Sienne, toutes les rues vous mèneront à la superbe place centrale Piazza del Campo (l'une des places médiévales les plus étendues d'Europe).


La grande spécialité de Sienne est le Palio (pour une fois, nous allons parler culture et tradition plutôt que gastronomie !) qui est une course de chevaux ayant lieu deux fois par an (le 2 juillet et le 16 août) et qui voit s'affronter les "contrade" (paroisses) de la ville, dont les emblèmes et drapeaux ornementent la ville.

Petit aperçu :



En outre, vous pourrez certainement admirer les lanceurs de drapeaux, bien souvent en culottes courtes, qui s'entrainent dans les rues à s'échanger par d'habiles prouesses les drapeaux de ces fameuses contrade.



Les visites ne manquent pas et les beautés architecturales non plus ! Sienne est résolument une ville incontournable de l'envoutante Toscane.

Vous pourrez admirer le Duomo (oui, je sais, ça faisait longtemps que je n'avais pas recommandé une église, avouez, ça vous manquait !!), superbe monument surmonté de bustes des 171 papes. Il fut construit entre 1136 et 1382 et renferme quelques sculptures de Donatello et Michel Ange entre autres. Que l'on aime ou que l'on aime pas les cathédrales, la façade de celle-ci est une beauté à l'état pur. Composée de pierres blanches et noires, elle reste l'un de nos monuments préférés de notre périple italien.



Piazza del Duomo
Ouvert du lundi au samedi de 7h30 à 19h30
Le dimanche de 13h30 à 19h.
Entrée : 3€

La façade de l'Eglise San Domenico, de style gothique et toute de briques rouges vêtue, offre l'image de l'église toscane telle que l'on se la représenterait, avec en prime quelques cyprès l'entourant. L'intérieur est assez curieux et nous a paru assez froid puisqu'il n'y a aucun banc et donne donc une impression d'immensité. La Chapelle Sainte-Catherine (patronne de Sienne), décorée de fresques par le Sodoma et le reliquaire en marbre renfermant la tête de la Sainte sont les deux points d'intérêt.


Piazza San Domenico
Ouverte tous les jours, 7h à 18h30 (haute saison)

En sortant de ces différentes chambres froides gigantesques (oui, parce qu'au cas où vous ne l'auriez pas encore compris, si nous avons visité autant de bondieuseries, c'est avant tout pour ressentir la douce caresse de la froidûûûre sur nos petits corps souffreteux de tant de chaleur à l'extérieur ! - bon OK, aussi pour se culturer un peu mais ça, c'est secondaire, les instincts vitaux prem's !!), vous aurez tout le loisir de prolonger le shopping déjà bien entamé à mon avis à San Gimignano, en découvrant moultes autres boutiques de Sienne. Je vous rassure mesdames, si vous regrettiez de ne pas avoir acheter ces pâtes bariolées trop choupinettes à San Gimignano parce que, à la réflexion, elles auraient été tip top en déco dans la cuisine en raccord avec le papier peint (oui, chez nous la déco peut primer sur la gastronomie !), eh bien, rassurez-vous, vous retrouverez les mêmes modèles à Sienne. Par contre, les prix sont légèrement plus élevés...


Enfin, à la tombée du jour, une fois que vous aurez admirer les rues et monuments de la ville (Sienne a été pour mois l'archétype de la ville toscane, dans toute sa splendeur, bien plus que Florence, certainement parce qu'elle reste encore une ville provinciale à taille humaine où il fait bon prendre son temps au rythme de ses habitants), vous rejoindrez notre fameuse place du début, la Piazza del Campo.


Cette place, en demi-arc de cercle en pente, est vraiment la pièce maîtresse de la ville .
La faire ou refaire à la tombée du jour permet ainsi d'apprécier les monuments l'entourant éclairés par les derniers rayons du soleil. La ville s'apaise, pendant que les briques rouges flamboient et que la Tour médiévale (deuxième en hauteur de toute l'Italie) du Palazzo Pubblico nous offre, tel un feux d'artifice, le bouquet final.


Vous l'aurez compris, nous sommes tombés en amour (comme nos cousins québécois le diraient) de ce lieu magique. A admirer sans modération !! (mais avec une 'tite glace quand même, faut pas charier !).

A noter également sur cette place, vous verrez la fontaine Gaia, en marbre, dont le bassin est orné de statues et de scènes sculptées.

Pour finir en beauté, voici une petite vidéo des lanceurs de drapeaux siennois, trouvées sur Youtube.

dimanche 25 janvier 2009

La Toscane en quatre jours - 1er jour : Pise & Lucques

Bonjour les z'amis !

Oui, je sais cela fait bien trop longtemps que je vous ai délaissés mais le tourbillon parisien a eu raison de moi et j'ai quelque peu laissé de côté mes aventures bloguesques...
Mea culpa tout d'abord, excellente année 2009 ensuite et enfin, sachez qu'écrire régulièrement un article figure en tête de liste de mes bonnes résolutions 2009 (qui a dit que JAMAIS on ne tenait ses résolutions ? Moi, je le ferai !..enfin...j'essaierai tout du moins...).

Nous repartons donc de plus belle à bord de notre Vespa pour continuer notre périple italien encore loin de s'être achevé, pour découvrir cette fois-ci la merveilleuse Toscane.
Le nom fait déjà rêver mais ce n'est rien face aux superbes paysages et villes que nous avons pu admirer le long des routes, alors un seul mot d'ordre : allez-y !! (et plus vite que ça !).

Principales villes : Florence (sa capitale régionale), Livourne, Pise, Lucques, Sienne.

Spécialités de la Toscane : les crostinis,fameuses tartines croustillantes arborant du pâté de foie de volaille, ou encore des olives, des anchois, des tomates, la bruschetta, pain frotté à l'ail et, comme les crostinis, étant proposé avec différents assortiments, la baccalà, morue assaisonnée d'ail et de persil, la bistecca alla fiorentina (côte de bœuf grillé, avec herbes aromatiques), le peccorino (excellent fromage au lait de brebis), et pour finir sur une note sucrée, le panforte (sorte de pâte d'amandes) et les cantucci, biscuits croquant sous la dent, se dégustant avec un vin de dessert (vino santo).

Les vins : les Chianti bien sûr, à ne rater sous aucun prétexte !


Nous sommes donc partis dès potron-minet (enfin vers 11h...) de la Spezia pour rejoindre notre première étape, Lucques (Lucca pour les intimes).


Lucques (Lucca)

Lucques est une ville très agréable qui abrite, pour anecdote, la maison de naissance de Puccini (Nota bene pour les incultes : Puccini = compositeur d'opéras, entre autres Madame Butterfly et La Bohème - pour les incultissimes, NON, pas la chanson d'Aznavour, grrrrr).

La ville est plutôt agréable pour se balader et s'imprégner de la douceur de vivre de cette région. Colonie romaine fondée en 180 av. J.-C., Lucques conserve un agréable centre historique, principalement piéton. Je vous invite à admirer les arcades de la belle façade de l'Eglise San Michele in Foro, de style romano-pisan, puis la Cathédrale San Martino ainsi que la Piazza del Anfiteatro dont la forme en arc de cercle nous rappelle qu'il y eut autrefois, au même endroit, un amphithéâtre.
Enfin, vous ne pourrez pas rater la drôle Torre Guinigi coiffée d'arbres en son sommet.


Pise

Suite à cette mise en jambe, nous avons attaqué un des symboles italiens : la fameuse tour penchée de Pise. Si vous êtes dans le coin, effectivement, ça vaut quand même le détour, maintenant, de là à dire que la ville en elle-même est à l'image de cette tour et restera gravée dans notre mémoire, cela serait exagérer...

Pour ce qui est du parking, une astuce, les places le long des remparts sont payantes de 8h à 14h, sur les emplacements bleus et sont ensuite gratuites. Sinon, il existe également des parkings à l'extérieur de la ville avec service de navette, mais plutôt éloignés du centre ville.

Nous franchissons donc les remparts et tombons directement sur la Piazza del Duomo. Effectivement, l'emplacement en jette : vous avez donc LE monument archi connu, mais également le Duomo, le Campanile et le Baptistère. Et là, je sens qu'un petit cours (ou rappel) sur les bondieuseries, serait plus que de rigueur :

- Duomo = cathédrale (vu le nombre incalculable de Duomi que l'on a vu, ce terme, vous allez finir par le connaître par cœur, c'est moi qui vous le dis !!!)
- Campanile : clocher séparé de l'église ou de la cathédrale qui servait à appeler les fidèles à la prière (se présente sous forme de tour ronde ou carrée, avec arcades sur plusieurs niveaux). Idem, vous allez en entendre parler alors retenez dès maintenant la signification !
- Baptistère : en générale de forme ronde ou polygonale, le baptistère est également séparé des églises et était le lieu de baptême des fidèles. Celui de Pise est certainement un des plus beaux que nous ayons vus, et ce bâtiment atypique, plutôt inhabituel en France, vaut toujours le détour.

Voilà, maintenant que vous connaissez tout sur tout sur les bondieuseries (enfin presque...), revenons à nos moutons.


La place est plutôt grande et vous vous apercevrez finalement que la Tour et les monuments l'entourant font de cette place quelque chose quand même de majestueux...avant de baisser les yeux et de s'apercevoir avec effroi que les monuments "pipole" ont aussi leur revers de médaille. Vous voyez les jolies boutiques de souvenirs bordant la petite ruelle centrale du Mont Saint Michel ? Vous voyez le nombre de touristes présents ? Là, c'est pareil, mais peut-être même pire puisque la place a l'avantage d'être beaucoup plus aérée et donc, peut malheureusement contenir beaucoup plus de cars...et de guitounes souvenirs (oui, à ce niveau là, je ne leur ferai même pas l'honneur d'appeler ça des boutiques...) avec de magnifiques cadeaux à ramener (surtout à vos pires ennemis) tous d'un goût plus douteux les uns que les autres... Bref, ne nous arrêtons pas à ces considérations, et voyons le bon côté des choses : le tourisme en Italie a encore de beaux jours devant lui !


Concernant la Tour penchée, nous avons donc pu vérifier sur place en laïve que ce n'était pas qu'un mythe : oui, la Tour penche vraiment, vraiment beaucoup, Photoshop n'est, pour une fois, pas passé par là !! Et elle a une spécificité en plus quand même, elle est belle (et récemment rénovée donc encore plus belle). Maintenant, si vous voulez la visiter, cela ne se fait uniquement que sur réservation.
Une fois que vous aurez fait le tour des trois principaux bâtiments, j'ai envie de dire que vous aurez tout vu de Pise...bon allez, presque tout vu, on va être sympa. Effectivement, je vous invite quand même à aller jusqu'à la Piazza dei Cavaglieri qui redonne un peu à la ville le charme dont elle manque un peu (cruellement même, allez je balance, même pas peur !). Puis finir éventuellement votre parcours sur les bords de l'Arno, qui a été finalement l'endroit que j'ai préféré de cette ville : jolies maisons colorées pittoresques bordant le fleuve, ainsi que l'Eglise Santa Maria della Spina, près du Pont Solferino, qui renferme un reliquaire de l'épine de la couronne du Christ (mais ne se visite que sur autorisation !).

La première journée s'achève donc, concernant l'hébergement, nous sommes restés les trois nuits dans un agritourisme à Montespertoli, perdu au milieu des coteaux (tout ce dont nous avions besoin, calme assuré !) chez une hôtesse charmante, Nida Signorini. Vous pouvez réserver au choix une chambre ou un appartement (nous avons pris l'appartement pour pouvoir cuisiner) et vous avez en prime une piscine, ce qui est loin d'être négligeable, vu les fortes chaleurs toscanes ! L'appartement était très propre, spacieux, avec toutes les commodités. Seul petit défaut : pas de clim...


La Biscondola
Prix : 40€/nuit/personne pour un appartement

Langues parlées : anglais, allemand et quelques notions de français.
Note : 8/10

Sur les conseils de Nida, nous sommes allés dîner dans un restaurant plein de charme, sur les hauteurs de cette région. Il faut toutefois réserver car même si vous avez l'impression d'être TRÈS paumés, il était complet ! Nous avons ainsi eu droit à une petite table en terrasse panoramique, rien de plus romantique, si ce n'est la même table, avec la même vue...mais sans les moustiques (donc oui, aspergez-vous de spray car c'est ce soir-là où j'ai eu l'immense privilège d'être baptisée une bonne trentaine de fois par les fameux moustiques italiens, redoutables !).

Nous avons pris le menu suivant, qui était un véritable délice et nous a permis de découvrir toutes les merveilles de la gastronomie locale :
- Assortiment de crostinis (mousse de champignons, paté de foie de volaille, tartare de tomates-basilic)
- Pintade sauce citronnelle et olives avec des fleurs de courgettes en beignets (un véritable ravissement pour les papilles, ce met si rare est à ne rater sous aucun prétexte !!!)
Pas de dessert pour moi, le plat était très copieux !
Menu donc + eau (oui l'eau est payante en Italie) + un bon Chianti = 35€


C'era una volta

Via Certaldese 9/11, Lucardo (Montespertoli)
Tél. : +39 0571 669 162

Fermé le mardi
Note : 9/10

samedi 13 septembre 2008

La Ligurie - Les Cinque Terre

Après avoir dormi à quelques kilomètres au nord de Gênes, nous avons entamé la belle côte ligurienne.

La Ligurie se présente comme une bande côtière étendue, que la ville de Gênes divise en deux : côté Ouest se présente la Riviera du Ponant, de Menton à Gênes, et le côté Est, la Riviera du Levant, s'étend jusqu'en Toscane.

Cette côté n'est pas sans rappeler notre Côte d'Azur, par la douceur de son climat et les paysages dignes des plus grands feuilletons télé avec des gens beaux, riches et célèbres -et pourtant tellement malheureux...boouuhhhoouuu. Des falaises se déversant dans une mer d'un bleu turquoise, des flancs présentant des jardins en terrasse et des oliveraies, des petits villages pittoresques avec leurs maisons aux couleurs vives, bref, cette région n'aura pas fini de vous charmer.

Notre périple se dirigeant par la suite vers la Toscane, nous avons choisi de faire la Riviera du levant (côté Est), sans passer par Gênes.

Principales villes : Portofino
(notre Saint Trop'), Camogli, région des Cinque Terre, Portovenere, La Spezia

Spécialités liguriennes : le pesto, la focaccia (fougasse), la panissa (galette de farine de pois chiches), de très nombreux plats de poissons et fruits de mer, comme la buridda (plat à base d'anguilles de mer), la mesciua (soupe de pois chiches, haricots secs et blé), et en dessert, le castagnaccio (tarte à la châtaigne) ou les amaretti (biscuits généralement parfumés à l'amande).


Camogli


Etant impossible de se garer à Portofino (unique parking de 400 places !!), nous avons décidé de commencer notre découverte de la région par Camogli. Pour l'anecdote, ce nom vient de "Casa delle Mogli" (maison des femmes), en l'honneur de la gente féminine qui restait au village pendant que leurs maris de pêcheurs allaient en mer (ou faire autre chose, après tout cela ne nous regarde pas...Thierry). Cette ville est un très bel exemple du charme que peut offrir la côte : petites maisons colorées (tons terra cotta, rouge, ocre, vert amande) à flanc de falaises, port de pêche en contrebas, oliveraies le long de la route... Je vous vois, vous en bavez déjà !

Le seul léger problème : pas de place de parking, nada, niet, que dalle, impossible de trouver une
seule petite place pour les pauvres malheureux touristes comme nous, toutes réservées aux résidents et les seules à horodateur (peu nombreuse) étaient prises d'assaut.

Nous aurons eu donc, avec beaucoup de déception, un aperçu plus que bref de cette ville pourtant coup de cœur. Le petit plus sont les nombreux trompes l'œil qui décorent les façades des immeubles et donnent une touche résolument pittoresque et attachante à cette ville.


Les Cinque Terre

Le périple a donc continué en direction des légendaires Cinque Terre. Les Cinque Terre (Cinq Terres pour les vraiment pas doués), sont cinq petits villages médiévaux, construits à flanc de falaises, qui sont également enregistrés au Patrimoine mondial de l'Humanité de l'UNESCO.
Ils ont réussi à être préservés de tous les envahisseurs à travers l'histoire du fait de leur difficulté d'accès, y compris de l'envahisseur le plus dangereux et féroce : le touriste.

Si vous comptiez donc vous rendre dans ces villages en emportant femmes, enfants, poussettes, glaciaire, etc, deux options :
Solution A : vous abandonnez femmes et enfants et vous partez seul en trek à l'assaut des chemins de randonnée qui joignent les villages les uns aux autres
Solution B : vous gardez femmes et enfants
(parce que c'est un tout petit peu plus gentleman) et vous faîtes les différentes étapes en train

Perso, messieurs, pour la paix des couples, je vous conseille FORTEMENT la solution B...enfin après, c'est vous qui voyez...

Voilà donc ce que nous avons fait : nous avions réservé un hôtel à La Spezia pour le soir (ville se situant après ces cinq villages), nous sommes donc allés directement à l'hôtel déposer les valises pour repartir en train vers le premier village, Monterosso al Mare.
Vous pouvez également faire ce trajet en bateau (fortement conseillé pour mieux admirer les paysages), mais les horaires limités ne nous ont pas permis de choisir cette option. Vous retrouverez à la fin de l'article toutes les infos pratiques.

  • Monterosso al Mare

J'avoue, j'ai un peu menti tout à l'heure, ce village, qui est aussi le plus grand des cinq, a un parking à son entrée, mais uniquement de 400 places... Alors deux options :

Solution A : vous vous levez à 5h du mat' (vive les vacances !!!) et pourrez peut-être bénéficier d'un temps d'attente pour une place de parking un peu inférieur à la moyenne (d'une heure environ, et je n'exagère qu'à peine...)
Solution B : vous arrêtez de jouer les feignasses, vous décidez d'être dans l'air du temps et de penser Green en prenant les transports en commun ou vos plus belles chaussures de rando.

Et puis même si vous prenez la voiture, vous serez coincés pour les villages d'après puisqu'ils sont inaccessibles par ce biais... donc là encore, prenez la
solution B (c'est un ordre !!)

Oui, j'arrête avec les options, sinon ce blog va finir par ressembler à un magazine féminin bourré de tests
(même si on sait tous que les filles ADORENT ça...no comment).

DONC, revenons-en à nos moutons.


Monterosso vaut le détour car c'est le seul à posséder une plage de sable fin. Mais encore un souci, l'équation donne : petit village + parking avec possibilité de stationnement de cars + petite plage certes mignonnette mais petite quand même = grosse affluence et impossibilité, comme sur les parkings, de trouver une place pour garer sa serviette de bain (décidément, ça devient une manie !). Nous avons donc réussi tant bien que mal, en faisant un créneau, à la positionner entre un groupe de Français et un autre de Ricains, dans le sens de la largeur, juste de quoi poser ses fesses une heure pour dire que oui, on sera allés à la mer pendant nos vacances (qu'est ce qu'il ne faut pas faire pour faire baver les amis !).

Après ce bain de foule, plutôt que réellement de mer, je vous conseille d'aller vous promener dans les ruelles de la ville en pierre, même si la chaleur ambiante nous a arrêtés assez vite dans notre ascension.
Vous pourrez admirer quand même ce géant de pierre assez surprenant, taillé dans la falaise.




  • Vernazza

Le village de Vernazza a été, des cinq villages, notre petit chouchou, peut-être parce qu'il nous a semblé être le plus pittoresque. Les façades colorées avec leurs éternels trompes l'œil, le petit port de pêche plein de charme et les embarcations des pêcheurs rangées le long des ruelles, vous séduiront.




Sur les conseils avisés de l'hôtel, nous avons passé notre chemin en ne s'arrêtant pas à Corniglia, puisqu'il est de moindre intérêt par rapport aux quatre autres, n'ayant aucun accès à la mer.
Nous avons donc préféré nous diriger directement à
Manarola.




Depuis Manarola, nous avons ensuite emprunté le sentier Via dell'Amore (tout un programme) pour rejoindre le dernier village, Riomaggiore, traversé par un torrent.



La Via dell'Amore offre un beau panorama, et constitue une agréable promenade de 20mn environ, sur un sentier aménagé, donc inutile de prévoir votre tenue de rando pour ce dernier parcours. On déplore cependant les inscriptions qui ponctuent le chemin, effectuées sur la roche par une foultitude d'amoureux transis. Est-ce si romantique d'inscrire son nom au Veleda sur un site protégé ? Pas si convaincue... Admirez plutôt le paysage et déclarez votre flamme à votre bien aimée en déclamant du Baudelaire, ça fera moins de mal au paysage et tellement plus d'effets (croyez moi...).

Nous avons ensuite dîné à Riomaggiore avant de reprendre le train pour La Spezia. Pas de conseil en matière d'adresse, les restaurants sont plutôt touristiques, et nous n'avons pas réussi à dégoter la perle rare, mais installés en terrasse, face à la mer pour admirer le coucher de soleil, nous n'allions pas faire les difficiles !




Comment se rendre aux Cinque Terre...

- En voiture : on vous a déjà dit
NON, rrhhooo c'est un comble ça !! Ils persistent en plus !

- En train : vous pourrez le prendre soit comme nous depuis la Spezia, soit de l'autre côté, depuis Levanto. Les horaires vous seront donnés à la gare, la fréquence des trains est variable mais il y en a en général toutes les 10 à 15mn, de 4h30 du matin jusqu'à 00h environ.
La distance entre chaque village est d'une moyenne de 5mn.
Le tarif d'un billet est d'environ 5€, et ce billet peut être réutilisé autant de fois que vous voulez dans les 6 heures qui suivent sa première validation.

- En bateau : un aller ou un retour en bateau aurait certainement été à faire, donc si vous avez l'occasion, faîtes-le, vous aurez ainsi un recul nécessaire pour admirer depuis la mer les villages accrochés aux falaises. Il y en a un toutes les heures (Compagnie Consorzio Maritimo Turistico 5 terre - Golfo dei Poeti), depuis La Spezia ou Portovenere, il s'arrête dans tous les villages, depuis 9h30 le matin jusqu'à 17h le soir.
Tarif : 16€ l'aller (Il existe visiblement un billet à 13,60€ qui regrouperait un aller + accès aux sentiers pédestres + les bus du Parc, la Carta Batello, à voir...)

- A pied : pour les plus courageux et les vrais routards
(pas comme nous...). Le sentier le plus emprunté est le sentier Azzurro, reliant les cinq villages en longeant la côte. L'accès à ces sentiers étant payant (via dell'Amore également), il est conseillé de prendre la Carta Cinqueterre qui vous donnera accès à tous les sentiers.
Coût de cette carte pour la journée : 5,40€
Petite astuce pour la Via dell'Amore si vous êtes aussi grands marcheurs que nous : le sentier est gratuit à partir de 19h ou 20h le soir

Plus d'infos

Logement

Nous avons dormi à La Spezia, à l'Hôtel Nella. Ceci n'était pas vraiment prévu, ayant au départ réservé un B&B. Seulement, en voulant confirmer notre horaire d'arrivée, notre charmant hôte nous a annoncé qu'il nous avait envoyé un e-mail pour nous dire qu'il ne pourrait finalement pas nous recevoir, étant à quelques centaines kilomètres de là... Bon, l'e-mail n'est
comme de par hasard jamais arrivé, mais il s'est tout de même arrangé avec l'hôtel pour ne pas nous mettre à la rue. Donc on ne dira rien cette fois-ci, il l'a échappé belle...

Prix payé : 70€ pour une chambre double avec petit-déjeuner (copieux)
Hôtel au calme, bon standing, propre, rien à redire, même si nous aurions préféré être chez l'habitant.
Note : 7/10

Nous n'avons finalement pas exploré la Spezia, pour un manque de temps mais en la traversant pour rejoindre la gare, elle semblait avoir tous les traits d'une zone urbaine moyenne et donc que peu de charme par rapport aux beautés de nos cinq petites merveilles.



Cette région a donc été notre premier coup de foudre, je vous conseille vivement de prévoir cette région à vos prochaines vacances !

Si vous voulez du rab, enjoy !!!



Prochainement, la Toscane !

mercredi 3 septembre 2008

Lombardie - Pavie

Après avoir quitté Milan, nous avons pris la direction de Pavie, et de sa fameuse chartreuse.

  • Certosa di Pavia
Mais, quoi qu'est-ce donc qu'une chartreuse me direz-vous ?? (et pour ceux qui pensaient que je parlais de l'alcool La Chartreuse, non, vous n'y êtes pas, alors faites comme les autres et écoutez cette parenthèse qui va vous culturer, ça vous fera pas de mal !!!)

Une chartreuse peut être assimilée à un monastère, qui comporte en général trois lieux principaux :
- un grand cloître, bordé de cellules habitées par les moines (plutôt genre chambre spartiate, pas genre Prison Break),
- des lieux communautaires, comme une église, une cantine...
- des ateliers, comme la ferme, la forgerie...

Des moines (des chartreux) y vivent, la vie solitaire les caractérise avec néanmoins une part de vie commune (alors, on se sent pas un peu plus intelligent maintenant ??).

La Certosa di Pavia (Chartreuse de Pavie) sera donc un très bel exemple.
Située à 9km au Nord de Padoue, ne la ratez pas si vous vous trouvez dans le coin (ou si vous avez confondu avec une distillerie, bande de poivrots !).


Cette chartreuse fut fondée en 1396 et ne fut achevée que 200 ans plus tard. Sa façade de style Renaissance contraste avec un intérieur élégant gothique. Alors que la Cour centrale vous présente un mur de marbre, l'intérieur sera de briques rouges.
Vous pourrez observer les trois parties décrites plus tôt, avec un petit cloître, un grand cloître de 124m de long (!) que bordent 24 cellules, avec petits jardins privés (autrement dit, les moines se la coulent douce !), et des salles communes comme le réfectoire.

Enfin, petite anecdote pour les Français que nous sommes : François 1er y séjourna comme prisonnier lors de la défaite de Pavie en 1525.


Infos pratiques

Quand, où, comment : c'est par .

Tarif : l'entrée est gratuite mais l'offrande est fortement conseillée (enfin disons que le moine que l'on a croisé nous a fait comprendre subtilement en tendant la main et disant "offrande acceptée" que ben, ça serait une bonne idée quoi ! surtout qu'ils seraient capables de vous enfermer dans une de leurs cellules ... y'a même pas la télé, le bagne quoi !).

Stationnement : un parking surveillé se trouve à proximité, le stationnement est de 2,50€ quelque soit la durée


  • Pavie
Si vous aimez la tranquillité et la bientitude, courez à Pavie ! Aucune horde de touristes, que des Italiens prenant le temps de vivre, un pur bonheur ! C'est là que la Dolce Vitta a commencé à prendre pour nous tout son sens.

Même si cette ville ne méritera peut-être pas qu'on fasse un gros détour pour la voir, elle mérite qu'on s'y arrête si elle se présente sur votre parcours.

Construite le long du fleuve Tessin, l'ancienne capitale du royaume lombard est toute de briques rouges vêtues et ça lui va plutôt bien au teint.


Vous admirerez le pont Coperto, de style Renaissance, son pilier central portant une petite chapelle, le Duomo et sa petite place paisible, puis l'hôtel de ville, le Broletto.

Pour les accros de shopping (vous les fiiiiiiiiilllllleeessss !!!!), l'artère piétonne Corso Cavour offre une agréable promenade bordée de vitrines alléchantes (miam !!!).

Et parce qu'un voyage en Italie est indissociable de quelques bondieuseries, vous pourrez en prendre encore un peu - mais juste un doigt - avec la Chiesa San Teodoro et la Basilica San Michele.


Le soir, nous avons quitter la Lombardie pour entrer dans la région de la Ligurie, et avons dormi à 20km au Nord de Gênes, emplacement idéal pour continuer notre périple le lendemain.
La Moggia fut un lieu agréable et calme, un peu sur les hauteurs, avec un accueil chaleureux et souriant de Lorenza. Cette résidence avait des airs de résidence familial de vacances.

Coordonnées, photos et réservation
Tarif payé : 40€ la chambre, petit déjeuner compris
Langues parlées : anglais et notion de français
Note : 7/10

dimanche 31 août 2008

La Lombardie : Milan

Après mille blablas, nous entrons enfin dans le vif du sujet : le voyage en lui-même.

Voici donc notre première étape de circuit : la Lombardie.


La Lombardie regroupe à la fois des paysages montagneux avec les Alpes au Nord, de vastes espaces sauvages pour les randonneurs comme le parc protégé Parco Nazionale dello Selvio, et des lacs, avec le Lac Majeur et le Lac de Côme. Le Sud est plus agricole, et les beautés architecturales se font plus nombreuses.
Principales villes : Milan, Pavie, Piacenza, Brescia, Mantoue.

Spécialités (ne JAMAIS oublier cet aspect, TRES important pour le vrai routard) : risotto, osso buco, minestrone (soupe de légumes), bresaola (viande séchée), polenta, sans oublier les côtelettes à la milanaise, le gorgonzola (fromage qui pourrait s'apparenter à notre roquefort), et le Panettone, un gâteau de Noël réputé dans toute l'Italie.
Vins : Barbera d'Alba, Barolo, Moscato d'Asti (vin blanc sucré).

Milan, 1ère étape

Après avoir atterri à l'aéroport de Milan Malpensa, nous nous sommes dirigés vers le cœur de cette ville, centre italien de la mode, de la finance et de l'industrie.

Pour résumer, vous adorerez Milan si :
- vous êtes une fashion victim et A-DO-REZ les marques de luxe (Dolce Gabbana, Gucci, Valentino, Roberto Cavalli, Versace, Armani et j'en passe...).
- vous adorez les zones industrielles (hum...no comment...)
- vous pensez voir le Colisée (oui, de jeunes américains nous ont demandé la direction pour le Colisée...hum, hum...no comment again...ce n'est pas qu'un mythe, si vous voyez ce que je veux dire...)

Pour les autres ne se sentant appartenir à aucun des groupes, rassurez-vous, il y a quand même quelques petites bricoles à voir à Milan, même si une demi-journée suffira largement.

  • Le Duomo
En italien, un duomo est l'équivalent d'une cathédrale, ne cherchez donc pas désespérément un panneau indiquant "Cattedrale", vous risquez de tourner en rond pendant quelques temps...

Le Duomo de Milan est, comme beaucoup d'autres qu'il nous a été donné de voir, assez exceptionnel. Ce qui fait surtout sa différence par rapport à ceux d'autres villes, est son toit, finement ciselé. D'un style gothique, il est important de noter que le Duomo de Milan est la plus grande église du monde catholique après Saint-Pierre de Rome et la cathédrale de Séville.
Rien que pour ça déjà, ça vaut le détour !!! Sa construction fût entamée en 1386 et fût achevée 5 siècles plus tard sur ordre de Napoléon (vraiment partout celui-là...).

A ne pas rater à l'intérieur : la ligne méridienne, que traversera à midi un rayon de soleil pour indiquer la date sur un calendrier astrologique, une croix en or qui contiendrait un clou de la Vraie Croix et une statue de Saint Barthélémy, assez criante de vérité mais également assez gore puisqu'elle représente le Saint écorché vif ! âmes sensibles, s'abstenir...

La façade, récemment rénovée, en impose déjà, mais le clou du spectacle sera surtout sur le toit, composé de 135 flèches et plus de 2 000 statues ! Je vous invite donc vraiment à ne pas rater cette splendeur d'architecture (même si la montée en ascenseur vous en coûtera 7€...), faisant assez rapidement penser à un ouvrage de dentelle des plus délicats.


Infos pratiques :


Horaires : tous les jours, de 7h à 19h
Entrée libre, montée en ascenseur : 7€
Tenue correcte exigée (pas d'épaules nues).

  • Galleria Vittorio Emanuele II
Cette galerie se trouve sur la même place que le Duomo (Piazza del Duomo), et est un passage couvert d'une toiture en verre et acier, qui renferme certainement les boutiques les plus chics de la ville. Même si vous ne rentriez pas dans la catégorie 1 de fashion victime toute à l'heure, cette imposante galerie ravira vos yeux ébahis (à défaut de votre porte-monnaie aigri...).
Laissez également traîner vos yeux au sol (pas uniquement sur les vitrines des boutiques inaccessibles, faites vous une raison !), où vous pourrez voir un enchaînement de mosaïques superbes.
Et cherchez bien le Taureau : une fois trouvé, exécuter trois tours sur vous-même, le pied posé sur l'élément le plus "délicat" de l'animal (ou devrais-je dire le plus viril ?), ce qui exaucerait votre vœu le plus cher... (j'attends toujours la grosse cagnotte du loto...on m'aurait menti ?? à l'insu de mon plein gré ???)

  • La Scala
Que serait Milan sans son célèbre théâtre La Scala ? Ce monument est tellement connu que l'on s'imagine que ce sera forcément l'un des plus beaux de la ville...et là, vous risquez encore de chercher longtemps... A tel point qu'une fois devant, on ne réalise pas que ce peut être ce bâtiment quelconque, qui ressemble plutôt à une administration qu'à un lieu mondialement connu.
A sa décharge, il faut savoir que la Scala a été bombardée en 1943 pendant la Seconde guerre mondiale et recontruite depuis. L'intérieur a l'air par contre superbe et à la hauteur de sa réputation. Ce théâtre est l'un des plus importants au monde et a reçu les plus grands (Maria Callas, Giuseppe Verdi mais aussi Rudolf Noureev dans le monde de la danse).

  • Castello Sforzesco (le château fortifié pour les pas doués ceux qui n'auraient pas compris)

Cette forteresse militaire du XVe siècle vaut le coup d'œil, rien que pour ses dimensions imposantes (200m de côté). Le bâtiment de briques rouges abritent aujourd'hui plusieurs musées (sculptures, arts décoratifs, instruments africains...).


Voilà pour les visites que nous avons faites, maintenant, si vous êtes fanas d'œuvres de la Renaissance, il ne faudra rater sous aucun prétexte la Pinacoteca di Brera, où se trouvent de nombreuses œuvres de Raphaël, du Tintoret, de Véronèse ou encore de Caravage.
Un petit regret : ne pas avoir pu faire la
Chiesa (Eglise) Santa Maria delle Grazie, qui renferme la célèbre Cène de Léonard de Vinci (ceux n'ayant aucune culture picturale, on en parle beaucoup dans le Da Vinci Code...ça y est, vous situez maintenant ??).

La réservation est obligatoire, au minimum un an à l'avance...pour un temps de contemplation de 15mn...et pour la modique somme de 7,50€... Bon ok, finalement, pas tant de regrets que ça...


Milan, infos pratiques


Stationnement
Nous nous sommes garés dans un parking souterrain, Piazza Borromeo, tarif = 15€ pour 4h (oui ça fait mal mais pas trop le choix...).
Il existe des emplacements zone bleue en centre ville, mais rares sont ceux disponibles, et vous devrez apposer sur votre pare-brise une carte de stationnement à gratter (comme des morpions ... je parlais des jeux à gratter, pas d'autres choses, bande d'esprits mal placés !!!) que vous aurez achetée au préalable dans un bureau de tabac. Elle est valable une heure, coûte 1,50€ environ, et vous pourrez en mettre jusqu'à deux seulement.

Mangiare
Question cruciale que le routard se pose : où contenter son estomac qui gargouille après tant d'émotions architecturales ?
Nous avons suivi les recommandations de notre guide préféré (non je n'ai pas d'actions chez eux...) et nous nous sommes dirigés chez la famille Luini. Cette adresse sera parfaite pour manger sur le pouce, pas de table, ni de chaise mais si vous marchez un peu plus loin, après la Galleria, vous trouverez foultitude de bancs, juste devant la Scala. La spécialité de la maison est le Panzerotto, beignet (pas gras) fourré à la tomate, ou à la mozzarella, jambon, épinards / ricotta ou poires / chocolat...
Mention spéciale au mozza, il fond dans la bouche, c'est un régal !
Vous en prenez 3-4 selon votre faim, l'unité est à environ 3€, alors pas la peine de se priver, bande de gourmands !
Adresse : Via S. Radegonda, 16 (juste derrière le Duomo).


Prochaine destination : Pavie !